En France, dès le 1er janvier 2023, tous les jeunes âgés de 18 à 25 ans pourront obtenir des préservatifs masculins gratuitement en pharmacie. Cette gratuité va également être étendue aux mineurs. La Principauté va-t-elle suivre cette mesure ?
« C’est une petite révolution de prévention ». C’est en ces termes que le président français Emmanuel Macron a annoncé que les préservatifs seront gratuits pour tous les jeunes âgés de 18 à 25 ans en pharmacie dès le 1er janvier 2023. Interpellé sur le fait que les jeunes mineurs avaient également des rapports sexuels, le chef d’État français a indiqué dans la foulée que les moins de 18 ans en bénéficieraient aussi. Qu’en est-il à Monaco ? C’est la présidente de la commission des droits de la femme et de la famille, Nathalie Amorrati-Blanc, qui a posé la question lors des récentes séances budgétaires. Réponse du gouvernement : « C’est effectivement un sujet d’importance. Je veux bien m’attarder à regarder ce sujet en consultant les différents services compétents et je reviendrai vers vous avec une réponse adaptée », a indiqué Christophe Robino, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé.
Un plan santé sexuelle à Monaco ?
Les élus du Conseil national l’ont à nouveau rappelé en séance budgétaire. Ils attendent que les autorités monégasques mettent également rapidement en place à Monaco « une stratégie de santé sexuelle » en particulier destinée aux jeunes. Objectif : « leur assurer un accès plein et entier à l’information, une écoute, et un accueil » sur ces questions liées à l’intimité et à la vie privée. Le gouvernement, par la voix du ministre d’État, Pierre Dartout, a rappelé que ce plan prévu initialement en 2022, a dû être reporté pour donner la priorité à la mise en œuvre du plan santé mentale. L’Exécutif a toutefois rappelé que l’éducation sexuelle est déjà assurée à Monaco par l’éducation nationale ou encore des associations partenaires comme la Croix-Rouge monégasque, Action Innocence, ou bien Fight Aids Monaco. « Les professeurs de Sciences de la Vie et de la Terre abordent également ces sujets en classe. Ils sont soutenus par les infirmiers et psychologues scolaires, qui sont des interlocuteurs privilégiés pour les élèves souhaitant partager leurs questionnements, leurs difficultés, voire leur mal-être, sur ces sujets », a rajouté Pierre Dartout.
