Les constructeurs immobiliers de la Principauté travaillant sur les chantiers publics ont déposé des demandes d’indemnisation à l’État. La cause ? Les mesures et les restrictions sanitaires imposées par l’administration en raison du Covid ont engendré des coûts supplémentaires substantiels pour ces professionnels. Ils ont demandé à être dédommagés.
Le Covid-19 et le confinement ont considérablement impacté de nombreuses activités économiques en Principauté. Dans une moindre mesure, les chantiers et les constructeurs immobiliers à Monaco ont eux aussi été touchés par cette crise. De quelle manière ? Les mesures et les restrictions sanitaires imposées par l’administration ont en effet engendré des coûts supplémentaires pour ces professionnels liés, par exemple, à l’adaptation des cantonnements et des cheminements. L’achat de matériels spécifiques pour la prise de température, les masques ou la désinfection des mains a aussi occasionné un coût. Des charges qui se sont additionnées aux frais liés à la fermeture des chantiers pendant la toute première phase de la pandémie. Les constructeurs de la Principauté travaillant sur les chantiers de l’État ont donc demandé que des indemnités leur soient versées pour compenser ces dépenses.
« Des compensations équilibrées, équitables et raisonnables »
Une requête qui a été manifestement entendue par les autorités monégasques puisque des indemnités sont bel et bien versées à ces constructeurs. « De ce point de vue, comme pour l’ensemble des acteurs économiques de la Principauté, il est normal que l’État compense en partie les pertes dues aux décisions que ce dernier a dû prendre pour faire face à la situation sanitaire, a estimé en séance publique le président de la commission des finances Balthazar Seydoux. Néanmoins, le Conseil national demande au gouvernement d’être attentif à ce que les compensations accordées soient équilibrées, équitables et raisonnables au regard des restrictions subies par les professionnels concernés ».
« Les versements sont réalisés au cas par cas »
Une prudence partagée par le gouvernement qui a rappelé que « ces coûts sont toutefois différents pour chaque chantier et dépendent de l’organisation des entreprises, a indiqué le ministre d’État, Pierre Dartout. Les versements sont réalisés au cas par cas et sont limités aux éléments tangibles fournis par ces dernières qui bénéficient de contrats de travaux en direct avec l’État. Comme vous l’indiquez, il faut que les compensations accordées soient équilibrées, équitables et raisonnables, ce qui nous a d’ailleurs conduits à ne pas retenir certaines demandes que nous n’avons pas trouvées suffisamment justifiées. »
