Ils sont extrêmement mobilisés depuis le début de la crise sanitaire… Le personnel du CHPG est fatigué « psychologiquement et physiquement », mais continue de « faire front » au quotidien.
Le témoignage de Mathieu Liberatore, président de la commission médicale d’établissement (CME) de cet hôpital.
Depuis le début de l’année 2021, le CHPG est confronté à une forte vague de malades du Covid-19. Au-delà des patients en réanimation, plusieurs dizaines de résidents et de non-résidents sont également hospitalisés. « La situation est préoccupante et tendue , a reconnu début février lors d’une conférence de presse, Mathieu Liberatore, président de la commission médicale d’établissement (CME) de cet hôpital. L’ activité liée au Covid est montée de manière importante en intensité depuis début janvier. Ce sont de surcroît des patients lourds qui sont très consommateurs de ressources humaines dans la prise en charge . » Une charge de travail supplémentaire qui pèse donc inéluctablement sur le moral et le physique des soignants. « Evidemment , le personnel est soumis à beaucoup de pression. Sur la durée, il est certain que cela devient compliqué à gérer sur le plan physique et psychologique , mais nous faisons front, assure ce radiologue , également chef du service échographie-mammographie au CHPG. Nous sommes solidaires et volontaires. Nous faisons l’effort et nous continuerons à le faire. C’est notre mission. Personne ne se plaint. »
Un CHPG face à une forte une charge de travail
Comment expliquer que la charge de travail au sein de l’hôpital monégasque est depuis début janvier beaucoup plus forte que lors de la première vague et du premier confinement en mars 2020 ? Il se trouve que l’année dernière, au début de la crise sanitaire, les activités habituelles de l’hôpital non liées au Covid-19 ont, selon ses chiffres, baissé de « quasiment 90 %. » Plusieurs explications ont été avancées pour expliquer ce phénomène. Tout d’abord, dès le début de l’épidémie, face à la crainte de voir un afflux massif de malades Covid-19 débarquer, l’hôpital monégasque a déprogrammé un grand nombre de soins et de consultations jugés non essentiels. Autre phénomène constaté : par peur d’être contaminées, des personnes, parfois atteintes de maladies chroniques, ne se sont plus rendues dans leur établissement de santé et ont donc renoncé à leurs soins et à leur suivi. A cela, il faut ajouter tous les patients qui n’ont pas fait la démarche de se faire diagnostiquer et qui ne savent donc pas s’ils sont ou non potentiellement malades. Exemple concret : au mois d’octobre 2020, le CHPG a effectué 30% de mammographies en moins qu’en 2019.
Reprise normale des activités
Heureusement, depuis plusieurs mois, la quasi totalité des activités hors Covid-19 à l’hôpital a repris normalement. « Aujourd’hui , en plus des malades du coronavirus, toute l’activité médicale et chirurgicale hors Covid-19 est maintenue à un niveau très élevé, et le maximum des prises en charges dont nécessitent les patients sont assurées », assure Mathieu Liberatore. Pour faire face à cette vague de malades Covid-19, le CHPG peut, si besoin, faire appel à du personnel officiant dans d’autres services. « Le niveau de prise en charge des patients dans notre institution reste en tout cas d’une qualité très élevée. Il ne faut pas avoir le moindre doute sur ce point », a enfin assuré Mathieu Liberatore.
