La plaque d’immatriculation monégasque serait-elle un sésame des plus enviés ? Ses détenteurs en abuserait-ils pour enfreindre la loi en dehors des frontières de leur pays de résidence ? En 2016, un même véhicule a tout simplement été flashé à 384 reprises sur les routes françaises. La plupart du temps à plus de 60 km au-dessus de la limite autorisée. Cette même année, 145 autres voitures ont fait l’objet d’au moins 10 infractions routières dont, au moins, une contravention de 5ème classe de grand excès de vitesse. Parmi celles-ci, 15 sont mis en cause dans la commission de plus de 100 infractions ! Que risquent vraiment ces chauffards étant donné que les discussions sur la réciprocité des amendes entre Monaco et la France sont toujours en cours ? « Les infractions relatives aux excès de vitesse, relevées au moyen de radars automatiques fixes, peuvent faire l’objet d’une demande d’exécution de la contravention émise de la part du parquet de Rennes, en charge sur le plan national français de la centralisation de ces contraventions », signale à Monaco-Matin le conseiller de gouvernement pour l’Intérieur, Patrice Cellario. Le mois dernier, et pour la deuxième année consécutive, le parquet monégasque a d’ailleurs été saisi par le parquet français pour juger les contrevenants monégasques. « Comme toute personne se trouvant sur le territoire d’un Etat, les conducteurs de véhicules immatriculés en principauté, quelle que soit leur nationalité, doivent respecter les règles édictées par l’Etat dans lequel ils circulent. Aucun sentiment d’impunité ne doit venir contrecarrer cette règle », insiste le ministre. Dans la réalité, ils seraient encore extrêmement peu à s’y soumettre.
