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    Albert II, Dix ans !

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    Un prince, deux cultures

     

    PORTRAIT/« I had a dream. » C’est avec les mots de Martin Luther King qu’Albert II a ouvert son règne en 2005. Retour sur le parcours et la personnalité d’un prince qui veut imposer sa marque.

     

    « Il est impossible de comprendre le prince Albert si on oublie qu’il est un prince de deux cultures, un homme de deux continents, affirme le conseiller de gouvernement pour les Affaires sociales Stéphane Valeri, qui le connaît depuis 1987. Il est monégasque tout d’abord et européen évidemment. Il est l’héritier de Rainier III, qui représente la tradition et l’autorité d’une longue lignée dynastique. Mais par sa mère, il a respiré les grands espaces américains. Il a vécu aux Etats-Unis où il a fait ses études. Il a aimé ces campus où s’épanouit comme nulle part ailleurs l’universitaire sportif. Il y a acquis une ouverture internationale, qui enrichit ses racines. » Cette clé de lecture permet effectivement de mieux cerner la personnalité du chef de l’Etat au pouvoir depuis désormais 10 ans.

    INTERNATIONAL/ Le 4 juin, avec François Hollande à Marseille, au Forum méditerranéen sur le climat (MedCop21). Albert II avait reçu le président français lors de sa visite d’Etat à Monaco. © Photo Palais Princier
    INTERNATIONAL/ Le 4 juin, avec François Hollande à Marseille, au Forum méditerranéen sur le climat (MedCop21). Albert II avait reçu le président français lors de sa visite d’Etat à Monaco. © Photo Palais Princier

    Médiatisation

    Cadet d’une fratrie de trois enfants, le prince Albert évolue dans une famille à la double culture. Il est d’ailleurs très proche de ses cousins germains américains Chris Levine senior et junior, qu’il choisira comme témoin de mariage et parrain de son fils Jacques. « Sa mère représentait le ciment de la famille, elle l’a beaucoup influencé », assure un ami d’enfance. Dans ses toutes premières années, il est formé selon la méthode Montessori, au palais. « C’était une nouveauté à Monaco et cela a sans doute contribué à ouvrir l’esprit à un enfant déjà curieux », se rappelle Louisette Levy-Soussan-Azzoaglio. La secrétaire particulière de la princesse Grace – avant de devenir la sienne — l’a vu naître. Elle se rappelle d’un garçon « gai, réservé comme sa mère, et déjà très attentionné. Tout en étant très taquin avec ses sœurs Caroline et Stéphanie, à qui il jouait des tours… Il posait tout le temps des questions, était très observateur. » Après une scolarité au lycée Albert Ier, où il décroche un bac avec mention en 1976, il part suivre les cours de l’Université d’Amherst College du Massachusetts aux Etats-Unis. Sciences politiques, économie, psychologie, littérature anglaise, histoire de l’art, anthropologie, géologie, philosophie, sociologie, allemand et musique… L’enseignement est complet et lui permettra d’intégrer ensuite, pour des stages, des groupes internationaux aux Etats-Unis et en Europe dans les domaines de la communication, de la gestion financière et du marketing (Morgan Guaranty Trust ou encore le cabinet Rogers & Wells à New York et Moët-Hennessy à Paris). « Ces années américaines appartiennent aux plus belles années de sa vie », raconte l’un de ses plus vieux copains d’enfance, selon qui l’anonymat lui apportait un peu de tranquillité. Avec une famille qui fait les beaux jours de la presse people ou glamour, le jeune prince est déjà confronté à l’ultra-médiatisation : « Deux ou trois photographes, renseignés par leurs réseaux, étaient toujours en planque près de la famille Grimaldi. Je me rappelle que lorsqu’on avait 7 ou 8 ans, on sortait cachés sous des couvertures avec le chauffeur pour échapper aux paparazzis… Il y a eu quelques courses-poursuites mémorables », se remémore un ami de 40 ans. Pour squeezer cette folie médiatique et éviter les clichés intempestifs, le prince Albert apprendra à ruser en passant par des immeubles parisiens à double entrée… Il en gardera un goût modéré – c’est un euphémisme — pour les médias. D’autant que les articles sur la vie privée n’ont guère cessé : « Depuis 1994, j’ai dû plaider pour le prince Albert et la princesse Stéphanie, à qui je dois ma spécialisation en droit des médias, plus de 700 fois ! » s’exclame Thierry Lacoste.

     

    Tournant

    En septembre 1982, la disparition de la princesse Grace, très brutale, marque évidemment un moment déterminant dans l’évolution du jeune homme. « Il a mûri et a pris la mesure de ses responsabilités », se rappelle Louisette Levy-Soussan-Azzoaglio, qui devient alors sa secrétaire particulière et qui le restera jusqu’à sa retraite. Cela marque aussi une période où la charge de travail monte crescendo. « Prince héréditaire, c’est un job que vous créez vous-même. Il recevait des gens qui lui racontaient leurs problèmes, leurs projets, s’occupe de la Croix-Rouge. Le prince Rainier l’envoyait déjà comme ambassadeur de qualité à l’étranger. Il a développé certains secteurs comme le sport. C’est fort de créer une fédération de bobsleigh dans un pays où il n’y a pas de neige… » rappelle Louisette Levy-Soussan-Azzoaglio. Quel futur chef de l’Etat participe à cinq Olympiades ? Membre du Comité international olympique depuis 1985, il mène l’équipe nationale de bobsleigh de 1988 à Calgary à 2002 à Salt Lake City. Une performance peu commune qui devient aujourd’hui le scénario du film Royal Ice. « C’est un sport très dur. Son endurance lui sert dans la vie de tous les jours, pour assumer notamment ses agendas déments », commente l’actuelle présidente du Club des résidents étrangers de Monaco (CREM).

    « C’est un sportif, qui aime les valeurs du sport comme le fairplay mais aussi le sens de la compétition », explique quant à lui Michel Aubéry, l’ancien vice-président de l’ASM-FC et actuel président de la section amateur. Michel Aubéry a été son entraîneur quand le prince, alors « un arrière-droit très physique », prend sa licence en promotion d’honneur à l’ASM en 1991. « Il montait s’entraîner au stade des Moneghetti, sans chichi. » Les deux hommes se sont connus dans l’équipe Munegu Aoto, une équipe de copains créée en 1979, bientôt plus connue sous le nom des Barbagiuans. « A cette époque où le prince avait moins d’obligations, on a fait le tour du monde pour jouer contre les équipes locale » raconte Michel Aubéry, qui sourit encore d’avoir foulé la pelouse du mythique stade aztèque en 1982. Dans cette équipe sont passés Jean-Pierre Siri, Gérard Brianti, Michel Pastor, Aleco Keusseoglou, les frères Ravano ou encore Georges Bertellotti.

     

    Génération montante

    Certains racontent que le prince Albert connaît ses 8 000 sujets monégasques, notamment parce qu’il a grandi à Monaco. Sans aller jusque-là, il est certain que le prince Rainier l’a chargé de connaître la génération montante, en devenant président d’honneur de l’Association des jeunes monégasques (AJM) en 1987. Stéphane Valeri a 25 ans lorsqu’il rencontre pour la première fois le prince Albert, au premier Forum jeunesse organisé en 1987. Quelques mois plus tard, ils passent une soirée ensemble, lors d’une réunion du comité directeur de l’association. « Nous avons abordé avec lui la question du logement des jeunes Monégasques. Il est très étonné par les problèmes réels que nous lui exposons, il pose énormément de questions. Il est soucieux du social et confirme sa proximité avec les jeunes de sa génération. Il devait partir à 21h30, il nous a quitté à minuit et demi… » relate le fondateur de l’AJM. Un investissement qui n’étonne pas son ancienne secrétaire particulière : « Il ne snobe personne, quelle que soit son échelle sociale. Le respect, l’empathie, c’est l’apanage d’un chef. »

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    IDOLES/Les modèles du prince sont Martin Luther King et Nelson Mandela. © Photo Palais Princier

    Ethique

    En 2005, quand il prend le pouvoir, le prince Albert passe un cap. D’abord personnel. « Il est impossible bien sûr de dire à la place du prince lui-même ce qu’il a ressenti à la mort de son père, au-delà du lien affectif, le sentiment écrasant de la tâche. Plus rien pour lui ne sera jamais pareil. Il est préparé depuis l’enfance, mais au jour J, qui ne se poserait pas la question de savoir s’il était vraiment prêt, à la hauteur des espérances ? » souligne Stéphane Valeri. Albert II est en effet resté prince héréditaire pendant très longtemps, ce qui impliquait une position inconfortable. « S’il n’agissait pas, il n’était pas présent. S’il bougeait trop, cela aurait signifié qu’il aurait voulu pousser son père vers la sortie », juge un proche.

    Le jour de l’avènement, ce fameux 12 juillet 2005, le nouveau chef d’Etat prononce finalement un discours de tribun qui fait mouche. « Lui qui ne panique jamais, c’est la première fois que je l’ai vu stresser, juste avant de monter à la tribune », raconte un proche. Il faut dire que les mots sont lourds de sens. Le prince reprend la célèbre formule de Martin Luther King « I had a dream » et rêve d’un Monaco devenu « une société modèle, un modèle de société ». Un discours fédérateur et utopiste où l’éthique devient art de vivre. Logique : la famille Kelly, qui vient d’Irlande, est proche des Kennedy et des valeurs des démocrates. Les modèles du prince sont Martin Luther King et Nelson Mandela. « Il est sensible à la lutte contre le racisme des Kennedy, soit le combat pour les droits civiques des noirs après ceux des catholiques » note Stéphane Valeri.

    En début de règne, le message est en tout cas limpide. « Le prince Albert ne sera jamais Rainier IV. Il ne va pas répéter son père, ce serait stupide et anachronique. Quand le prince Rainier est arrivé au pouvoir, la problématique n’était pas la même. Il fallait survivre. C’était une autre époque où l’exercice de l’autorité était très différent. Le prince Albert est un prince en mouvement », analyse Stéphane Valeri. Avant d’ajouter : « Quand on est le mouvement, dans un milieu de pouvoir qui n’aime pas, par principe, le changement, et qui conçoit souvent encore l’immobilisme comme une vertu séculaire, ce n’est pas facile… »

     

    Mise en musique

    Pour mettre en musique cette politique, le chef de l’Etat nomme en septembre 2005 l’ex-numéro 2 de Lagardère Jean-Luc Allavena au poste de directeur de cabinet. Ce Monégasque, diplômé d’HEC, est alors l’homme de confiance, son ami de jeunesse. La première année est menée tambour battant : il faut asseoir l’exécutif. La monarchie constitutionnelle est clairement affirmée, notamment lors d’un discours en janvier 2006 au conseil national. Les grandes lignes sont tracées : la transparence dans le domaine financier, le non-interventionnisme dans les affaires judiciaires et donner à Monaco une crédibilité dans le domaine du développement durable. Et l’on peut dire qu’en 2005, le prince Albert est isolé sur la question : de nombreux banquiers défilent au palais en prétendant que la transparence signe l’arrêt de mort de la place bancaire monégasque… Plus tard, une autre décision sera prise envers et contre tous : l’arrêt du premier concours d’extension en mer fin 2008 (avant de relancer une extension territoriale à l’Anse du Portier en 2012). « Une décision ô combien intelligente puisqu’un mois après, il y avait la crise des subprimes. Les banques auraient été dans l’incapacité de mettre des millions d’euros sur la table », juge un proche.

     

    Les 100 jours

    Sur le plan interne, le départ d’Allavena en 2006 marque un virage. Fini les tensions entre cabinet et gouvernement — on parlait à l’époque d’exécutif bicéphale. On revient à un système plus classique : « Le prince pilote et conduit la politique de la nation et le gouvernement met en musique. » Les personnalités changent. Au cabinet, Georges Lisimachio n’a rien à voir avec Jean-Luc Allavena et bientôt, le nouveau ministre Michel Roger remplace l’ancien préfet de police de Paris, ami de Claude Guéant, Jean-Paul Proust. Profils différents et tempo différent.

     

    Saint-Thomas

    « Le prince n’aime pas le conflit », souffle-t-on. Le chef de l’Etat a pourtant su aller à l’encontre de ses conseillers. Par exemple, il n’a pas privatisé les terrains publics des délaissés ni le centre commercial au moment de la crise, quand certains membres de son gouvernement voulaient le faire. « Il ne fait pas de moulinet, ne tape pas du poing sur la table. Il ne s’énerve que lorsque les circonstances sont extrêmes. On peut être ferme sans artifices. Ce n’est pas une preuve de faiblesse ! » rappelle un ami. Avant de rappeler que « le prince est très respectueux de l’état de droit. Il ne croit que ce qu’il voit. Il ne prend pas des décisions sur des ouï-dire mais uniquement preuves à l’appui. Si demain il y a scandale et qu’il y a des éléments concrets contre un responsable politique, ce dernier sera démissionné et exfiltré. »

    _Milena Radoman

     

    SBM/

    A l’initiative des réformes

    Aleco Keusseoglou a connu le prince Albert à son arrivée de Grèce au lycée Albert Ier à 12 ans. Il étaient ensemble dans l’équipe du lycée avant de partir à peu près au même moment dans des universités américaines rivales de la Côte est. En 2001, le prince Albert demande à celui qui présidera dès 2003 la société des ports d’être administrateur de la Société des bains de mer. « J’étais son relais à la SBM. Il se montrait curieux de savoir comment ça fonctionnait de l’intérieur ainsi que mon sentiment sur certains dossiers ou les circonstances de certaines décisions. » Un intérêt toujours présent : « Aujourd’hui, la SBM représente pour le prince un des moteurs principaux de l’économie monégasque ainsi qu’un bassin d’emploi très important. Il a compris très tôt que même si bien évidemment, la SBM joue un rôle social capital à Monaco, on ne peut plus gérer la société comme avant car ce serait un suicide pour l’entreprise. Il est conscient qu’il faut réformer cette société mais en douceur. Sachant que la douceur n’implique pas la perte de temps… Sa volonté de faire rentrer des investisseurs étrangers en témoigne. »

    CARACTERE/

    A-t-il changé ?

    « En 10 ans de règne, il n’a pas changé mais depuis qu’il est aux commandes, il a gagné en gravité. Il ne panique pas, prend du recul par rapport aux nouvelles anxiogènes qu’on peut lui apporter, juge un proche. Sur le plan de l’éthique, il a toujours cette probité qu’ont les Américains protestants en général. » Un exemple ? Un collaborateur l’accompagne en 2002, au sommet de la terre à Johannesbourg. Comme le commandant de vol n’avait pas eu le temps de faire un réapprovisionnement, ils pique-niquent dans l’avion. Le collaborateur sort l’assiette de fruits de l’hôtel, qu’il avait chipée. Le prince lui demande très sérieusement : « Comment allez-vous faire pour la rendre ? » Le collaborateur, qui ne s’en est pas remis, a renvoyé l’assiette une fois arrivé à Monaco… Le prince Albert est aussi devenu un gourmet. « Plus jeune, il ne buvait pas une seule goutte d’alcool, et trempait juste les lèvres. Au pouvoir, il a découvert l’art de la table… »

     

    Et les courtisans ?

    En politique intérieure, le prince Albert a innové en nommant pour la première fois un président du conseil national au gouvernement. Stéphane Valeri est bien placé pour parler du chef de l’Etat. « Je ne suis pas un intime. Je suis un de ceux qui parlent vrai au prince et cela depuis plus de 25 ans. Comme autour de chaque homme de pouvoir, il y a quelques courtisans, qui pensent à leur intérêt et disent au dirigeant ce qu’il souhaiterait entendre. Mais il y a aussi des responsables politiques loyaux qui pensent à dire la vérité pour le bien du prince et du pays. Albert II ne m’en a jamais voulu pour cette franchise. Au contraire, je pense, puisqu’il m’a choisi pour intégrer son gouvernement alors que j’étais président du conseil national. »

    A la tête du conseil national, Stéphane Valeri a dû gérer des dossiers difficiles comme l’interruption médicale de grossesse (IMG limitée à des cas très restreints) où le conseil national était en désaccord avec le gouvernement et le cabinet. « Des voix s’élevaient à l’archevêché et au cabinet princier pour s’opposer au conseil national, qui souhaitait autoriser cette IMG. Tandis qu’une partie des élus voulaient durcir la proposition de loi et sans doute aller vers une dépénalisation progressive de l’IVG. Nous avons trouvé un compromis que le prince a imposé au gouvernement et que j’ai fait accepter par ma majorité. »

    Compromis

    Autre dossier épineux : la réforme de la loi d’organisation de la justice. « C’était un dossier particulièrement sensible. C’était difficile. D’un côté, le directeur des services judiciaires souhaitait le moins d’évolution possible et limiter les pouvoirs du haut conseil de la magistrature, créé par la loi, consulté notamment pour l’évolution des carrières des magistrats. Tandis que certains juges et certains élus voulaient que toutes les décisions de cette instance pluraliste, pour laquelle ils souhaitaient plus de pouvoir, soient conformes et s’imposent à tous… Il y a eu énormément d’allers-retours et d’entretiens. Avec le chef de l’Etat, nous avons trouvé un compromis équilibré, dans la nouvelle loi votée par le conseil national », raconte Stéphane Valeri.

     

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    ENVIRONNEMENT/

    Le déclic Lilihöök

    La marche sur les traces de son ancêtre Albert Ier au Spitsberg à l’été 2005 a certainement contribué à l’engagement d’Albert II pour la défense de l’environnement. Cette mission, emmenée par des spécialistes du laboratoire de l’environnement marin et du Musée océanographique, avait déjà pour objectif d’analyser le phénomène de réchauffement climatique de la planète grâce à des relevés scientifiques. Les experts avaient alors remarqué que le front glaciaire Lilihöök, au nord de la Norvège, avait subi une fonte de 40 %. Robert Calcagno, qui avait intégré le premier cabinet princier du règne, était chargé des questions économiques et financières mais également de l’environnement. « Le prince a tout de suite voulu créer sa fondation et agir pour le développement durable. Dès nos premières rencontres, il m’a aussi parlé de l’institut océanographique et de ses problèmes de gouvernance. L’une de mes missions était de faire évoluer les statuts, ce qui fut rapidement finalisé notamment avec l’appui du président Chirac et de la France. » Après un passage au gouvernement, Robert Calcagno a succédé à Jean-Louis Etienne à la direction du musée océanographique en 2009. « Aujourd’hui, l’institut océanographique est repositionné comme un acteur mondial sur la politique de protection des océans. Avec la Fondation du prince Albert II, on crée la Monaco BlueInitiative. C’est à travers cette réunion annuelle avec des politique des médias, des entreprises, que nous travaillons sur les requins, les méduses et les aires marines protégées. » Bref, via ces différents médias (la Fondation finance aussi le tour du monde de Solar Impulse et sa mission room basée à Monaco), l’action est globale contre le réchauffement climatique, en amont du sommet de Paris de décembre, COP21. « Indirectement, je sais que François Hollande compte sur lui. Idem pour Fabius. La voix du prince est importante aujourd’hui sur les questions environnementales », commente un proche.

     

    © Photo Palais Princier
    © Photo Palais Princier

    VIE PRIVEE/

    « Un père fier »

    Ses amis ont vu évoluer celui qu’on surnommait « l’éternel célibataire » en père aimant et en mari attentionné. « Je l’ai vu évoluer à la naissance de ses enfants. Quand il m’a appelé pour m’annoncer que Charlène était enceinte, il était extrêmement fier. Il dégageait l’immense joie intérieure que chaque homme ressent quand il va devenir père », raconte un ami d’enfance. Avant de préciser : « C’est un homme pudique. Il ne va pas sauter en l’air en courant dans tous les sens. Mais à la naissance, j’ai senti une grande force, un apaisement car il avait sur les épaules une grande pression sur l’héritier. » Une pression médiatique et populaire qui lui rappelait les « obligations dynastiques ». « Il va à son rythme, ne se fait pas dicter sa conduite. Il a d’ailleurs logiquement choisi une femme de caractère avec la princesse Charlène », estime ce proche.

     

     

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