En 2023, sept agents de la Sûreté publique ont été victimes d’outrages, dix de rébellion, et sept de violences.
Violences physiques, violences verbales, refus d’obtempérer, agressions hors services, menaces de mort ou encore tags anti-police… Les forces de l’ordre en France sont régulièrement confrontées à ce type de faits. A Monaco, ces violences sont bien évidemment extrêmement rares, mais ne sont pas, pour autant, totalement inexistantes. Lors de ses voeux adressés fin janvier 2024, le commissaire général de la Sûreté publique, Richard Marangoni a dévoilé pour la toute première fois des chiffres sur ce sujet.
« Dans un monde où le policier est de moins en moins considéré et, pire encore, est devenu une cible, nous devons considérer plus que jamais que le risque zéro n’existe pas. Nous ne pouvons être à l’abri de tout, voire de l’impensable », a-t-il indiqué. Concrètement, sept agents de la Sûreté publique ont été victimes d’outrages, dix de rébellion et sept de violences, soit 24 faits au total en 2023 (même proportion en 2022).
Hausse constante des conduites en état d’ivresse à Monaco
Autres chiffres marquants : la Sûreté Publique a constaté une augmentation progressive et continue des faits de conduite en état d’ivresse ou sous l’empire d’un état alcoolique : il y en a eu 67 en 2021, 101 en 2022 et 134 en 2023. Quant à l’ivresse publique et manifeste, les policiers ont dû intervenir 347 fois en 2023 pour ce motif, contre 283 fois l’année précédente. La Sûreté Publique a assuré qu’elle ferait de cette thématique une priorité en 2024.
Les faits de conduite sous stupéfiants restent pour le moment bien moins nombreux, 9 cas ont été recensés en 2023. En revanche, la détention de stupéfiants a presque doublé (+49%). Bien que l’accidentologie sur les routes ait baissé d’environ 5% en Principauté, 2023 fut l’année d’un triste record avec six morts lors d’accidents, tous liés à l’alcool.
