La cinquième vague de Covid touche de plein fouet le CHPG.… Sur Monaco info, le docteur Mathieu Liberatore a expliqué comment l’hôpital monégasque fait face à cet afflux de patients, alors qu’une centaine d’agents du CHPG sont eux-même atteints du Covid-19 actuellement.
Pas de répit pour les équipes du CHPG… L’hôpital monégasque subit actuellement de plein fouet la cinquième vague de Covid-19 avec une hausse très marquée du nombre d’hospitalisations. « Depuis le 3 janvier, nous sommes dans une situation très compliquée car il y a beaucoup de patients infectés par le Covid, et avec des formes relativement sévères. Mais il y a également tout le reste des pathologies à prendre en charge. Des maladies non Covid, notamment cancéreuses, infectieuses, ou encore inflammatoires que l’on doit absolument traiter », a indiqué le docteur Mathieu Liberatore hier soir sur Monaco info. Autre problème de taille : la propagation fulgurante du virus que l’on constate actuellement dans la population, se reflète aussi parmi le personnel de l’hôpital. « Comme le reste de la population, le personnel du CHPG est également très impacté par cette cinquième vague. Nous avons à l’instant T une centaine d’agents ( sur un total de 2700 personnels N.D.L.R) en arrêt de travail car testés positifs au Covid. Ils ne sont pas tous touchés sur le plan symptomatique mais ils ne peuvent pas être opérationnels sur le terrain », a-t-il précisé.

Déprogrammation
Face à cette situation, le CHPG doit sans cesse s’adapter. Si tous les services au sein de l’hôpital restent opérationnels, tous ont été priés toutefois de contribuer à l’effort collectif. « C’est-à-dire que dans tous les services, des lits sont libérés pour accueillir des patients Covid. Nous devons déprogrammer des soins , des bilans , ou encore des gestes chirurgicaux considérés comme pouvant être décalés. » En revanche, les pathologies les plus lourdes sont bien sûr toujours prises en charge. « Il n’y a pas de véritable plan blanc qui a été déclenché mais il y a toute de même une déprogrammation qui a été décidée. Le travail est donc quotidien pour mettre en adéquation les besoins et les ressources. »
Une fatigue psychologique et physique des agents
Une situation qui, forcément, pèse sur le moral des troupes. « Je ne vous cache pas qu’il y a des jours où les collègues ont du mal à faire face. Il y a une fatigue physique et psychologique. Des collègues sont en arrêt, or, l’hôpital travaille 24 heures sur 24. La prise en charge des patients ne s’arrête pas à 18h30 le soir. Les collègues qui sont en arrêt, il faut les remplacer. Ce sont les autres agents opérationnels qui vont les remplacer, parfois au pied levé. La situation est donc compliquée. On fait le dos rond en espérant que cela passe rapidement mais on sait que l’on est partis pour encore un bon mois dans cette situation un peu compliquée »
