Dans un courrier adressé le 9 février au Ministre d’État, le Conseil national a demandé qu’une réunion sur la gestion de la crise sanitaire soit organisée dans les prochains jours. Objectif : que les restrictions sanitaires à Monaco soient assouplies « au regard d’une évolution actuelle, favorable » estiment les élus. Le Conseil national a également fait part de nombreuses revendications.
Pour le Conseil national, pas de doute. Il est temps à Monaco – comme c’est le cas dans de nombreux pays, y compris en France – d’alléger les restrictions sanitaires en vigueur. Les élus se basent sur trois constats : « la baisse régulière du taux d’incidence à Monaco », « les dernières études qui démontrent la faible dangerosité du variant omicron », et enfin « le nombre de personnes admises en réanimation qui reste très limité ».
Masques en extérieur, jauges, télétravail : les assouplissements demandés par le Conseil national
Parmi les allègements demandés par les élus du Conseil national, il y en a notamment trois : la fin du télétravail obligatoire, la fin de l’obligation du masque en extérieur (à l’exception des lieux de forte fréquentation), et enfin la suppression des jauges pour les événements sportifs et culturels (au-delà de 2000 personnes).
Dans les établissements scolaires….
Les élus demandent également que le protocole sanitaire dans les établissements scolaires soit mieux adapté. Le Conseil national souligne notamment que les fermetures de classes ( ou de sections de crèches) en raison de cas de COVID-19, tout comme l’isolement des cas contacts, « induisent une forte désorganisation des familles qui se répercute sur les entreprises et les services publics. » Les règles doivent donc être, selon eux, revues et « mieux équilibrées ». Les protocoles sanitaires seraient de surcroit à Monaco « plus contraignants qu’en France, où ils vont bientôt être à nouveau allégés. » Les élus demandent également que le maintien du port du masque obligatoire dans les cours de récréation, pendant le sport scolaire en intérieur et lorsque les élèves sont assis, en classe, soit également réévalué. Enfin, à nouveau , l’assemblée a reformulé son souhait que dans l’ensemble des salles de classe soient installés des purificateurs d’air dotés de filtres à air à haute performance, « dont l’efficacité est démontrée depuis de nombreux mois dans les communes voisines. »
Une redéfinition des règles d’isolement pour les cas contacts
Pour les personnes cas contact (bénéficiant d’un schéma vaccinal complet), les règles en vigueur à Monaco seraient aujourd’hui beaucoup plus contraignantes en termes d’isolement que celles en vigueur en France. Selon les élus du Conseil national, « outre les contraintes qui pèsent sur les familles, ces règles se révèlent particulièrement pénalisantes pour l’activité des entreprises et des administrations, qui font face, parmi les actifs, à de nombreux « cas contact » de cette nature.» Voilà pourquoi, selon le Conseil national : «Tout cas contact, disposant d’un schéma vaccinal complet et testé négatif, ne devrait donc plus être contraint à l’isolement ».
A quand le vaccin Nuvaxovid à Monaco ?
Les élus s’interrogent également sur la raison pour laquelle le vaccin Nuvaxovid, développé par la société Novavax n’était pas disponible en Principauté. Ils demandent à ce qu’il soit ainsi proposé au centre de vaccination. « Ce vaccin est désormais autorisé par l’Agence Médicale Européenne, depuis fin décembre 2021, et la Haute Autorité de Santé Française, depuis mi-janvier 2022. La technologie traditionnelle utilisée pour ce vaccin pourrait être de nature à convaincre des personnes qui jusqu’à présent restent méfiantes envers les vaccins basés sur la technologie ARN messager », estime le Conseil national.
Les élus demandent des statistiques plus précises au gouvernement
Les élus demandent enfin que des statistiques « plus précises » et « quotidiennes » leur soient communiquées :
Il est important, selon les élus, de disposer, entre autres, « d’une ventilation plus transparente de la patientèle prise en charge pour la COVID-19 en détaillant » :
- Les personnes hospitalisées dans le service de pneumologie pour les symptômes de la COVID.
- Les patients hospitalisés pour d’autres raisons, mais par ailleurs testés positifs.
- Les résidents des établissements accueillant des personnes âgées testées positives, mais maintenues dans leur structure. « Ces deux dernières catégories ne devraient, en effet, pas être assimilées dans les statistiques à des patients hospitalisés pour la Covid », estime le Conseil national.
