Juriste, docteur et enseignant en droit, Livio Orsi est candidat aux municipales de Beausoleil. Face au duel entre Gérard Spinelli et son fils, ce franco-italien de 39 ans dit incarner une alternative « sans polémique », recentrée sur des priorités concrètes (santé, sécurité, propreté, logement, transports et qualité de vie ) tout en assumant d’avoir retiré du débat sa proposition de renommer la ville en « Beausoleil-Monte Carlo ».
Vous êtes relativement peu connu à Beausoleil. Qu’est-ce qui vous pousse à vous engager dans cette campagne municipale ?
J’habite à Beausoleil et mes attaches dans la région sont anciennes. À l’origine, ma famille, du côté de ma grand-mère, portait le nom “Nizzi“. C’était un nom attribué à des personnes en référence à la ville où elles se trouvaient à l’époque, Nice, Nizza. Ma famille n’est pas restée à Nice. Elle est venue travailler à Beausoleil parce qu’il y avait plus d’emplois. Je connais donc très bien cette région. En ce qui concerne mon engagement, certains rêvent de devenir footballeur ou pilote de Formule 1. Ce qui m’a toujours animé, c’est l’intérêt général : la manière dont on protège les biens communs, dont on organise le vivre-ensemble, et dont on rend des décisions publiques utiles et justes. Être maire, c’est le niveau d’action publique le plus concret. Là où les choix ont un impact direct sur la vie quotidienne. C’est cette responsabilité-là que je souhaite assumer. Cette campagne indépendante, financée par mes soins, repose sur l’engagement citoyen et la mobilisation de bénévoles. Cet aspect humain et collectif est, à mes yeux, essentiel pour cette liste citoyenne.
Que pensez-vous de ce duel père-fils Spinelli qui se joue dans cette élection municipale ?
Je crois que cette situation ne correspond pas aux attentes des Beausoleilloises et des Beausoleillois. Les Spinelli sont présents depuis de nombreuses années, plusieurs décennies, dans la commune. Dans ce contexte, je suis heureux de pouvoir incarner une alternative, une autre voix, avec une approche et un projet différents. Cela dit, je tiens à le dire clairement : je reconnais aussi ce qui a été bien fait. Le maire actuel a engagé des actions positives pour la ville, et je ne suis pas dans une logique de dénigrement. D’ailleurs, Gérard Spinelli m’a indiqué qu’il appréciait ma démarche. Il m’a dit qu’il a déjà affronté des concurrents, mais qu’il perçoit chez moi un respect sincère. En allant à la rencontre des Beausoleilloises des Beausoleillois lors du porte-à-porte, j’ai constaté que la grande majorité a été agréablement surprise de mon initiative complémentaire à cette famille en place, tout en proposant une alternative qui ne se résume pas à la trivialité du choix entre le père et le fils, et j’ai reçu de nombreux encouragements. Je ne suis pas dans une logique de polémique ou de symboles. Lorsqu’un sujet prend trop de place par rapport aux vrais enjeux, je préfère le retirer du débat, comme cela a été le cas pour la question du nom de la ville.
Justement votre proposition de rebaptiser la ville en “Beausoleil–Monte-Carlo” a fait beaucoup réagir, pas toujours positivement. Comprenez-vous que cette idée puisse déplaire ou déranger ?
À la suite des réflexions menées avec les citoyen.ne.s, on a décidé de suspendre complètement le projet d’évolution du nom de la ville. Ma candidature, l’ensemble des projets concrets, réalistes et prioritaires qu’on porte pour Beausoleil sont bien maintenus ! La campagne continue, avec une seule boussole : améliorer le quotidien des habitants. Je précise aussi que cette proposition n’a été évoquée que sur une période très courte, avant d’être rapidement suspendue. Elle ne structure ni ma candidature ni mon projet municipal. Aujourd’hui, le débat doit porter sur des priorités concrètes : la santé, la sécurité, la propreté, le logement, les transports et la qualité de vie.
S’il y a un second tour entre le père et le fils, seriez-vous prêt à apporter votre soutien à l’un des deux ?
Je ne souhaite pas entrer dans ce scénario car je me présente pour gagner l’élection. Cette campagne me demande énormément d’énergie. N’ayant pas encore de soutien organisé en bénévolat, je me retrouve à gérer moi‑même une grande partie des actions et à être sur tous les fronts, mais je suis pleinement déterminé à mener cette campagne jusqu’au bout pour remporter la confiance des Beausoleilloises et des Beausoleillois.
