Alors que plusieurs pays ont décidé de lever des restrictions sanitaires, Monaco fait le choix, pour l’heure, du statu quo.
A quand la fin du masque en extérieur à Monaco ou dans les écoles ? A quand la fin du pass sanitaire et du télétravail obligatoire ? Manifestement, ce n’est pas pour tout de suite en Principauté… Interrogé le mardi 1er février sur Monaco info, le ministre d’État, Pierre Dartout a expliqué la position du gouvernement monégasque : « Pour l’instant, nous n’envisageons pas de lever les restrictions qui ne sont d’ailleurs pas les mêmes à Monaco qu’en France. » La cause selon l’Exécutif ? « Nous sommes toujours dans une situation préoccupante même si nous avons des espoirs raisonnables qu’elle s’améliore, a-t-il expliqué. Nous avons un taux d’incidence qui est toujours très élevé, autour de 2000, et nous avons aussi une augmentation importante du nombre de personnes hospitalisées, notamment des personnes résidentes. Certes, nous avons très peu de personnes en réanimation, et cela c’est uniquement grâce à la vaccination. Mais les autres services du CHPG connaissent aujourd’hui une hausse de la fréquentation qui est très importante. Tout cela fait qu’au regard de cette très rapide transmission du virus , nous ne sommes pas encore dans une situation où des allégements peuvent être envisagés, du moins à court terme. »
Travail à distance jusqu’au 4 mars : « un outil efficace pour lutter contre la contamination »
Bien que la mesure ait de grosses incidences sur la fréquentation des commerces et des restaurants monégasques, le gouvernement a décidé de prolonger l’obligation de mettre en œuvre le travail à distance à Monaco pour tous les postes qui le permettent, dans les secteurs privé et public jusqu’au 4 mars prochain, soit deux semaines après la rentrée des vacances de février. Objectif : en mesurer l’éventuel impact sur la situation sanitaire. « Aujourd’hui, c’est un outil particulièrement efficace pour lutter contre la contamination. En revanche, il y a d’autres mesures restrictives décidées par la France que le souverain et le gouvernement n’ont pas choisi d’étendre en Principauté », a encore précisé Pierre Dartout.
Ceux qui « meurent et souffrent » sont « pour l’essentiel, des personnes non vaccinées. »
Le ministre d’État a une nouvelle fois rappelé l’importance de la vaccination. « Si, malgré un contexte très tendu à l’hôpital, nous n’avons que très peu de personnes en réanimation, c’est grâce à la vaccination. Il y a malheureusement des gens qui souffrent et des gens qui meurent. Pour l’essentiel, ce sont des personnes qui ne sont pas vaccinées »,a-t-il conclu.
