Le 9 mars est la journée mondiale du rein. L’occasion pour le professeur Patrick Rossignol, néphrologue et médecin vasculaire au CHPG, de rappeler l’importance du dépistage.
En France 5,7 millions de personnes souffrent d’une maladie rénale chronique. Une maladie souvent asymptomatique jusqu’à un stade très avancé, pouvant entrainer de graves complications et un risque de décès prématuré. À l’occasion de la journée mondiale du rein qui a lieu le 9 mars, le professeur Patrick Rossignol, néphrologue et médecin vasculaire au CHPG mais aussi coordonnateur du réseau INI-CRCT (1) a souhaité rappeler l’impératif du dépistage. « Si une maladie rénale n’est pas diagnostiquée suffisamment tôt, elle ne pourra pas être traitée précocement, et on perd l’opportunité de ralentir l’évolution de la maladie et ses complications, dont cardiovasculaires. Au stade de la dialyse, c’est beaucoup trop tardif, alerte ce spécialiste. Le dépistage d’une insuffisance rénale n’est pas douloureux. Tous les patients de plus de 60 ans diabétiques, hypertendus, obèses ou souffrant de maladies cardiovasculaires devraient se faire dépister une fois par an » Comment ? En réalisant une prise de sang et une analyse d’urine sur un échantillon. Rappelons que l’insuffisance rénale chronique (ou maladie rénale chronique) désigne la diminution plus ou moins importante de la fonction des reins. Les reins perdent de façon durable et irréversible leur capacité à filtrer correctement le sang. « Les déchets et liquides s’accumulent alors dans l’organisme, rappelle encore ce professeur. Cette pathologie est principalement causée par le diabète et l’hypertension artérielle. »
(1) INI-CRCT est un réseau de recherche porté par la Fondation Id+ Lorraine, composé d’hommes et de femmes qui travaillent ensemble pour améliorer le pronostic cardiovasculaire des patients insuffisants rénaux.
